Je suis fatigué, j’ai besoin de vitamines.

En cette période d’avant printemps, il arrivait souvent qu’à la pharmacie on entende ce genre de phrases: « Je suis fatigué, vous n’auriez pas à un complexe de vitamines? ». Et en effet que de publicité pour des compléments alimentaires remplis de toutes les vitamines à plus de 100% des apports journaliers conseillers, quoi de mieux pour se requinquer?

Sauf que la fatigue n’est qu’un symptôme non caractéristique qui peut vouloir dire cinquante choses différentes, pas forcément que l’on manque de vitamines. Et même si c’est le cas, les vitamines de l’alimentation restent les meilleures assimilables!

Avant de prendre des compléments, qui, dans certains cas peuvent être très efficaces, je propose de se poser quelques bonnes questions pour définir :

  • de quel type de fatigue il s’agit,
  • de quelle manière je la vis et quel(s) changement dans mon quotidien et mon alimentation puis-je réaliser,
  • quel complément prendre.

De quel type de fatigue je souffre?

Avant de démarrer, il convient de rappeler que la fatigue n’est pas toujours anormale. C’est un signal de notre corps pour nous rappeler qu’il a ses limites et qu’on est en train de s’en approcher . Une fatigue ponctuelle le soir, après une journée physiquement intense ou après une journée de forte sollicitation intellectuelle est saine et normale.

Premièrement la fatigue peut être liée à une désorganisation du sommeil (horaires décalés, travail nocturne, couché tard levé très tôt, enfants en bas âge) ou à une période intense (déménagement, examens, entraînement sportif).

Deuxièmement la fatigue peut être psychique, liée à un surmenage ou à des sources d’inquiétude. On peut avoir beaucoup trop de choses dans la tête : son travail, sa famille, ses amis, son avenir, son caractère, ses défauts, ses échéances, les choses à organiser/planifier, les décisions à prendre,…. Il est aussi possible d’être en constante anxiété, soit par rapport aux préoccupations de la vie soit vis à vis d’autres peurs parfois inconscientes : de la solitude, de la souffrance, de l’insécurité, de l’ennui, de l’échec, du manque,de la mort…

La fatigue est aussi, dans de nombreux cas, morale. L’ennui, le manque de plaisir dans sa vie, la souffrance physique ou psychologique, un deuil au sens large à faire (séparation, perte, désillusion, déception, frustrations répétées…) sont autant de causes de fatigue morale, qui se rapproche de la fatigue psychique.

Enfin je concluerai par un autre type de fatigue qui est un mélange des précédents et qui concerne exclusivement les femmes : il s’agit de la fatigue hormonale. Généralement présente dans les jours précédents les règles elle peut à la fois être physique (très grande fatigue et besoin de beaucoup de sommeil), psychique (incapacité à gérer toutes les sollicitations intellectuelles) et morale (hypersensibilité et mélancolie..)

Ainsi, la première chose à faire face à une fatigue qui dure c’est de la regarder bien en face pour bien la visualiser et lui donner un nom.

Comment nommeriez-vous avec vos propres mots la fatigue avec laquelle vous vivez ?

Une fois qu’on lui a donné un nom, on peut identifier en quoi cette « étrangère » influence notre quotidien et ensuite réfléchir à comment, soit cohabiter harmonieusement avec elle, soit lui ouvrir la porte qui la retient et lui dire au-revoir!

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